Où la mort t'envelopperait de ses bras puissants.
Cette mort qui te tourmentait, te hantait,
Tu en parlais souvent !
Parfois, tu la demandais,
Parfois, tu la fuyais...
Mais tu voyais bien
Qu'au fil du temps
Tu t'affaiblissais.
Tu n'étais plus comme avant.
Tu avais compris
Que petit à petit
Ta vie t'échappait.
Mais tu ne voulais pas nous quitter
Alors tu pleurais.
Et puis tu es parti...
Parti dans un monde où il n'y a pas de bruit,
Pas de cris...
Seul le silence est là
Pour te tenir compagnie.
Mais peut-être entendras-tu nos pleurs,
Sentiras-tu nos larmes tomber sur ton coeur ?
Au revoir, Papi... Repose-toi !
Sache que ma tristesse ne s'éteindra pas...
C'est le coeur serré
Que je te laisse dormir
Dans ta maison aux murs froids et ventés,
Seul endroit où je peux venir
T'apporter des fleurs qui vont se faner...
Ranger un désordre imaginaire....
Enlever quelques poussières...
Et penser que tu es là, allongé,
Les yeux fermés à jamais...
Laissant mes larmes couler
Sur cette tombe muette et glacée...



